Guillot'Blog Trotter Inde 2012 | |
17 février et finCheck-out Radjasthan – Sri Lanka
Les valises sont bientôt prêtes, un dernier bain pour peaufiner le bronzage pour faire bisquer les copines… et les dernières photos d’Unawatuna l’ex destination des soixante huit tards tards.Ici le tsunami a fait des ravages mais pas que ceux que l'on croit. Après la vague, le gouvernement a voulu règlementer les implantations sauvages. Mais rien n'y a fait, voire pire.
Ce lieu magique a été squatté par des centaines de boutiques en tôle qui ont totalement dénaturé l’endroit. Le Routard ou Lonely planet (préférez toujours le Routard beaucoup plus complet) ne sont pas dans le coup. Les fonds restent quand même le paradis des plongeurs et les énormes vagues celui des surfeurs. Au large, les prétroliers croisent pour entrer dans le golf Persique se ravitallier. ![]() Dernière virée dans cette belle ville coloniale ex Hollandaise et le driver nous attend pour l’airport drop. Une nuit près de l'aéroport puis une journée dans Delhi et Lyon via Zurich.
Ils vous disent "Welcom to Sri Lanka"
Avec tout le thé rapporté,
on peut tous vous inviter à un tea time géant. Merci à tous de nous avoir accompagné durant ces 3 semaines.
On met les pulls et les chaussettes au dessus de la valise,…pas bon signe !
A très bientôt autour d’une bouteille de Château Jouvente, notre punition d’être parti . On vous embrasse. Publié à 14:46, le 17 février 2012, Galle Mots clefs : Mercredi 15 fév.Il pleut aussi au paradis !
On a évité les grands froids des régions tempérées mais pas des pluies équatoriales.
Une journée et peut être plus, qui sait, sous des trompes d’eau, rien de tel pour une pause lessive, un 1° tri des centaines de photos et une recherche de la prochaine destination. Ici, quand il pleut, il pleut… pas une petite bruine ou ondée passagère, non, des trombes d’eau. Les toits déversent de véritables cataractes la terre ne peut plus absorber et la vie s’arrête hormis pour 2 couples Russes manifestement trop heureux de profiter seuls de la piscine.
![]() Ce matin, nous levons notre camp de Robinson genre16°, pour commencer à nous rapprocher de Colombo avant le grand retour dimanche, via New Delhi, Zurich et le Rickshaw Christian à la gare de Grenoble. (Surtout que Marie et Christian ne se bloquent pas une journée de ski pour nous. On peut encore s’offrir le 602).
Le moment n’est pas encore venu de conclure ce voyage, il nous reste l’étape exotique de Galle (prononcez ga-a-lé), un ancien comptoir Hollandais aux senteurs d’épices et bâtiments coloniaux colorés un peu fanés. C’est ici que l’on trouve ces fameux pêcheurs juchés sur des mats qui semblent flotter au dessus des vagues et passent des journées entières sous un soleil de plomb pour quelques poissons. C’est aussi là que les tortues viennent pondre la nuit sur les plages. Ici un varan pas farouche s'invite à notre table...
Mais on peut déjà dire que ce 4° grand voyage a été fait de plein de contrastes et sans doute plus difficile que les précédents. D’abord l’Inde du Nord, plus dur à vivre en free lance que le Sud plus facile. Nos conditions de déplacement un peu trop Routard. Et puis, je dois l’avouer, un léger manque de préparation. Merci les présidences…(même en amateur ça prend du temps…je sais qu'au moins une personne comprendra). Enfin, le Sri Lanka, pays vraiment magique de par la beauté de ses paysages, une nature luxuriante. Un vrai grenier de fruits et légumes (beaucoup inconnus) et une cuisine exquise, à mi chemin de l’orient et de la notre, pleine de saveurs et délicatesse. Toutefois, nous avons l’habitude des structures touristes très débridées de l’Asie du Sud Est mais finalement organisées. Ici, ce sont certes des lieux de rêve, des plages paradisiaques et des hôtels merveilleusement placés, mais aussi des prisons dorées, (les Rent Scooters n’existent pas), souvent loin de lieu de vie et pour nous, ne pas pouvoir partager la vie locale, nous manque. Mais il reste encore 4 jours sur la cote Ouest. Bon, on vous laisse, Terry arrive avec son wisky et de l’Arac (alcool de coco, terrible…). Et puis ce soir c’est Valentin’s day. Alors on s’offrira notre 1° bouteille de vin rouge, un Chianti pas terrible ou un vin Australien ou d’Afrique du Sud. Bravo les marketeurs Bordelais…
Nous abandonnerons vendredi nos compagnons de route. Eux resterons encore une semaine.
On vous embrasse.
Merci les Jaux pour le message, on se prépare pour la grande fête. Publié à 09:20, le 15 février 2012, Galle Mots clefs : Arrivée SRI LANKAÉdition Spéciale Jules et Victor
Bonjour Jules et Victor,
Comme elle vous l’avait promis Mamily est allée caresser des éléphants. Il y en a beaucoup dans ce pays. Ici, ils sont en semi liberté. Mamily avait très peur mais les éléphants sont très gentils. Avec la trompe ils lui ont caressé la main. Les papas éléphants ont de grandes dents, ça s’appelle des défenses. Elles sont très blanches parce qu’ils se lavent bien les dents…eux ! A midi ils vont se baigner à la rivière. Ils aiment beaucoup ça. Sur la route, nous avons vu des dromadaires, des arbres couverts de chauve-souris et aussi des varans, ça, ce n'est pas très gentil. Enfin, il y a énormément d'oiseaux de toutes les couleurs
Enfin, Mamily a vu les palmiers, le sable et la mer… elle était très contente.On vous embrasse tous les deux et à très bientôt à Biviers pour vous raconter et vous montrer beaucoup de photos de ce beau voyage.
Papily et Mamily.
« Enfin les vacances commencent… ! »
Bénares et ses crémations sont loin… 3 heures d’avion pour passer de l’enfer au paradis et pas besoin de réincarnations. Ici on est dans un autre monde. Une vague ressemblance avec la Thaïlande du sud mais une végétation équatoriale beaucoup plus luxuriante. On comprend quand parfois le soir des trompes d’eau peuvent s’abattre en 5 minutes suivies d’un soleil à 30°. Rien de meilleur pour les ananas, mangues, bananes, fruits de la passion , thé (en altitude) ou tous autres fruits et légumes à profusion. Le pays est beaucoup plus riche et moderne que l’Inde. L’intérieur est très montagneux, là où pousse le célèbre Thé de Ceylan. La visite d’une « théière », (certainement pas le bon mot pour une usine de traitement des feuilles) était passionnante.
Sur la côte sud, paradoxalement peu de touristes, les quelques stigmates des 2 derniers tsunamis ont presque disparus mais pas dans la mémoire. 30.000 morts en 2004 dans la région où nous venons d’arriver (Tangalle). Là même où un fameux train avait été emporté par la vague.![]() Tangalle, Matara sont en face des Maldives. 45' de vol.
Je ne vais pas trop m’étendre sur ces lieux paradisiaques sachant que vous êtes encore en phase de congélation… On vous envoie quand même un peu de chaleur.
Et juste le commentaire d’Elyette. « Enfin les vacances commencent… ! »
On n'a pas de difficultés à enjamber les serviettes de bain sur la plage. Ni gêné par les vendeurs de chouchous.
![]() Encore merci de vos messages, Christian, Mary (quand même…) Anne, Françoise et je crois avoir oublié Marie Christine dans les 1°. Pauvres Manottes... tous ses bijoux volés. Jean Claude, tu es bon pour un WE place Vendome. Je blague mais ça ne doit pas être drôle. C'est franchement révoltant.
Tout va super bien pour Maggy et Terry. Ce dernier, très fier de préciser qu’il est Anglais pour que les serveurs le félicitent des célèbres joueurs de cricket britanniques très populaires ici. Zidane on connait pas !
Publié à 12:28, le 13 février 2012, Matara District Mots clefs : Le chemin du paradis, 8 févrierAGRA (le Taj Mahal) --- BENARES (Vanarasi)
3 jours sans internet et surtout sans un moment pour se poser. Je lis les messages de Jacqueline, Alain L, André S, Annick, Audrey, Daniel et Maud, Cécile, Pierre DM, Olivier, Mireille, Meri, Sante, et un anonyme pas reconnu.
Merci , c’est très sympa.
![]() Il y a des jours où je ne sais pas si je dois donner une tonalité dithyrambique au récit ou plutôt prosaïque, me montrer étonné ou blasé, dire tout simplement ici on a aimé ou là on n’a pas aimé!
Je ne sais plus, tellement les contrastes se sont succédés, les plaisirs mélangés aux galères, le chic et le miséreux, le merveilleux et l’horrible (le mot n'est pas trop fort). Certainement tout à la fois si je veux raconter ces 3 derniers jours. Mais finalement, n’est-ce pas justement ça l’Inde? Un patchwork invraisemblable de contrastes.
On s’est quitté à Jaïpur, ville sans grand intérêt ou passée trop vite, bruyante et bouillonnante. On trouvera pire mais on ne le sait pas encore…
Nous avons rejoint AGRA en voiture avec toujours son lot d’émotions, on est blindé. AGRA est la ville la plus visitée d’Inde par le célébrissime
Taj Mahal. On connait tous ce mausolée de marbre blanc, cette « merveille d’architecture mongole» et sa belle histoire d’amour qui l’accompagne. On dit que ce serait une légende mais nous, elle nous plait bien. Certes on a vu et revu mille fois cette image, mais être devant et le toucher, l’émotion est belle. On n’est pas tout seul (3 millions par an) mais bien organisé, surtout pour racketter le touriste étranger…(20 Roubis l’entrée pour les autochtones, 750 pour les étrangers). Pour la petite histoire, l’homme qui a construit le Taj Mahal par amour et chagrin pour sa belle épouse morte en couche, son fils en eu assez de voir son père dépenser sa fortune pour cette édifice, le fit enfermer au Fort Rouge jusqu’à mort s’en suive. Il décida tout de même de mettre sa sépulture à coté de sa femme.(beau geste...)21h, gare d’AGRA. 2 surprises: On découvre avec stupeur que nous sommes en 3° classe et de plus pour 12h de trajet. Ce sera 14h… Merci l’agence contactée à distance pour cette prestation. C’est l’unique contrat de notre voyage. Comme quoi, j’ai raison de tout faire d’avance depuis mon ordi.
Maggy tente une négo avec le chef de train. Réponse : « Estimez vous heureux d’avoir des places pour Bénares, c'est un lieu de pèlerinage, ces trains sont toujours bondés. Au mieux je vous mets dans le même espace » Elyette et Maggy sur les couchettes du bas, moi au milieu et Terry tout en haut. Dès les 1° sommeils, on se rend compte de l’énorme erreur : le toit du wagon, proche du nez et de la bouche de Terry, fait caisse de résonnance… Après enquête, il semblerait qu’il n’était pas le seul. Je ne dénonce personne…
Bref 2° nuit d’enfer et celle là fut vraiment terrible. J’ai eu interdiction de photographier la remise en état avant la salle de bain de l’hôtel…Dommage !
Notre arrivée à Bénarès (ou Vârânasî) fut un choc indescriptible qui dépasse l’entendement. La foule, le bruit, la saleté, les odeurs, on n’a jamais vu chose pareille. On était prévenu, c’est la ville sainte de l’indouisme au bord du Gange, lieu de purification mais surtout de crémation.300m avant d'arrivée à notre hôtel au bord du Gange, le rickshaw stoppe, il ne peut plus avancer. On appelle le tôlier pour nous envoyer des porteurs qui mettrons nos valises sur leur tête, il est impossible de faire rouler les valises.
Trop de monde, trop de trous et surtout, trop de bouses de vaches… Dans un dédale de rues pas plus larges que nos valises et d'une saleté repoussante, nous arrivons enfin. L’hôtel donne sur les Ghats, là où les gens viennent se plonger dans l’eau sacrée du Gange. Mais peut on encore appeler ça de l’eau. Ils s’y plongent complètement, hommes, femmes, enfants, jeunes vieux. Ils se purifient de la tête aux pieds boivent trois gorgées, puis replongent pour enfin poser une fleur sur l’eau avec une bougie au milieu. La nuit, ces bougies emplissent le fleuve et donnent une atmosphère très curieuses. Plus loin des fumées noires, la crémation. On vous prévient : aucune photo. Respectez la famille. En fait, si vous êtes pris une mafia vient vous racketter. Le Routard vous prévient : inutile d’appeler la police elle tourne la tête. Seule solution : négociez… !
à 200€ vous êtes chanceux. J'ai volé celle-là au télé depuis un bateau. Le lieu est sinistre, toutes les 5 minutes un corps enveloppé dans des étoffes d’apparat et porté sur un brancard par la famille, est plongé dans le Gange. Les étoffes jetées à l’eau puis le corps est posé sur un bucher. Un gros morceau de bois posé sur le ventre et le tout embrasé. Cela durera 3h environ. Si la famille a acheté du bon bois (santal) plus rien ne restera, si c'est du bois pas cher, tout ne sera pas consumé, alors le Gange voire les chiens, nous dit on, feront le reste
A peine apprenons nous que les enfants, les lépreux et les pauvres qui ne peuvent payer le bois (très cher) sont jetés au Gange que, depuis notre table de restaurant, nous voyons flotter un corps en décomposition avancée. « Ah quand même ! » nous dit une Italienne à la table d’à coté, « 3 jours qu’on me dit qu’il est coincé entre les barques. Enfin il est ressorti » et ravie de le photographier. Les bras nous en tombent, notre repas aussi…
Passé ce moment dur, nous éprouvons un grand malaise. On nous avait prévenu, vous ne reviendrez pas de Bénarès intacts. Nous avons rencontré des gens qui se sont sentis sublimés, qui disent avoir trouvé le Nirvana, la révélation. Pour nous la chose est impensable. Comment peut on vivre dans une telle puanteur ? Un tel capharnaüm et la mort sublimée partout.
Ici est l’Inde de ceux qui ne l’aiment pas ou ceux qui l’adorent. Encore un paradoxe.
Notre vision pour ce 3°voyage de ce pays est tout autre, nous avons adoré celle du Kérala, de Goa ou Cochin et maintenant du Rajasthan. Mais l’Inde c’est aussi Benéres et certainement aussi Calcutta et disons le, cette Inde là nous ne l'aimons pas.
J’écris ces lignes dans l’avion qui nous emmène à Colombo (Sri Lanka). Vite tournons cette vision de l’enfer. Pourtant on nous a dit que c’était celle du paradis au travers de la réincarnation. Les croyances sont donc capables de tout.
Ah! j'oubliais, le commandant de bord vient d'annoncer que la température au sol était de ...°C
Publié à 23:11, le 8 février 2012, Colombo Mots clefs : Dimanche 05 févrierJODHPUR LA VILLE BLEUE
![]() Depuis sa forteresse imposante, demeure du Maharaja encore occupée
voilà peu, s’étend la vieille ville aux murs bleu lavande pour se préserver de la fraicheur mais aussi, repousser les insectes. Je sais que c’est provocateur de parler de chaleur mais il faut savoir que cette ville garnison au porte du désert et proche du Pakistan est une étuve en avril mai et compte 348 jours de soleil par an. Reste que les nuits sont fraiches aujourd'hui, une petite laine est indispensable.
La route pour y arriver est un vrai cauchemar pour qui n’est pas habitué
Notre driver fut jugé prudent par le petit groupe car il ne doublait que lorsqu’il n’y avait qu’une voiture en face… La petite portion d’autoroute (25 km sur 340) est un lieu bucolique où se croisent, sur la même voie, tracteurs, voitures, vélos et piétons…, trop long de faire le détour par la prochaine sortie, c’est tellement
plus simple d’aller à contre sens...
Mais la récompense vient de la traversée des campagnes chatoyantes. Ici une noria en bord de route, là une colonie de singes au détour d’un virage. Arrêt au magnifique temple de Ranakpur, lieu de pèlerinage
![]() ![]() Enfin Johpur et la fièvre de toutes villes d’Inde, petite celle là, seulement 1 millions d’habitants et ses 300.000 mobylettes et rickshaws.
![]() Un tintamarre effrayant d’une circulation qui dépasse l’entendement, sans parler de la pollution. Heureusement notre hôtel fut salutaire par son charme et l’extrême gentillesse de son personnel.
![]() Le patron nous offre son 4X4 pour la gare. Un autre grand moment, toute une nuit dans le Mahipal Express avec arrivée à 5h du mat à Jaïpur 3° étape.
Notre expérience d’il ya 3 ans présage encore de belles émotions !
On n’est pas déçu. Le hall ressemble à la cours des miracles. Des centaines d’hommes, femmes, enfants dorment à même le sol. Nos valises à roulettes ont du mal à ne pas chevaucher un bras, une tête… Toute la misère de l’Inde est dans les gares. Je ne veux pas prendre de photos. Sur le quai le haut parleur déverse un flot continu d’informations inaudibles. Des gamins ramassent des bouteilles de plastique sur les voies pendant que des trains gigantesques actionnent leur sirène pour écarter les gens qui traversent les voies. Comme tous les trains, le notre est bondé. Trouver sa place réservée est le fruit de l’expérience. Un casse tête pour qui ne connait pas. Notre wagon sleeping 2° classe est plein, il est près de minuit, la moitié des voyageurs montés aux stations précédentes dorment déjà. On s’installe sans bruit tant bien que mal et content d’un moment de répit, Elyette montre la fiole de whisky du free taxe, Terry ses gobelets. Pas le temps de faire tchin, que le type sur la couchette supérieure, réveillé par l’odeur de l’alcool nous grogne après. Le seul mot compris fut « ….prohibé ». Notre Boudha à nous ne l’interdisant pas, alors…tchin !
Le train s’ébranle. Pas fermé les yeux que mes 2 voisins ronflent comme des sonneurs, un gamin pleure, il est 5h. Il faut descendre à Jaïpur, on est frais comme la rose du matin à peine…. Je me fâche après un porteur qui veut nos valises, puis contre une horde de chauffeurs de Richshaw…NO, NO et NO ! J’ai tort, on est leur seul gagne pain, les touristes sont rares à cette époque.
Voilà notre tempo de voyage.
Une étape courte, juste le temps de bader le long des bazars, ne pas rater le Palais des vents, en vérité une façade qui permettait aux femmes du harem d’observer la rue sans être vues et on retourne à l’hôtel pour une sieste réparatrice. On est ko. Merci de vos messages Maud (Mireille), Jean Pierre Emma, Christian, Françoise et les bonhommes de neige (Audrey, Thomas). Loin c’est toujours un plaisir de vous lire. Bon anniversaire ma soeur ainée.
Publié à 20:24, le 5 février 2012, Jaipur Mots clefs : 1° ETAPE 1-2 FévrierPas de voyage sans surprises Ce sont les émotions et surprises qui font le bonheur des Routards... Par exemple un vol sans problème, voire même très agréable avec nos amis de Swiss Air et juste avant l'atterrissage,vous voyez le chef de cabine venir vous dire, avec son bon accent Genevois, que cela arrive très rarement mais une valise est restée à Zurich et devinez laquelle...: la votre!!. Celle d'Elyette, c'est encore mieux pour la trousse de maquillage.
5h de sommeil et retrouvailles avec nos amis Maggy et Terry au petit dèj. Nos fidèles compagnons des précédentes routes de Goa ou Ko Lanta. Heureux de repartir ensemble pour de nouvelles aventures. Alors vite un peu de shopping indispensable de dentifrice, démaquillant et petites culottes, tout cela au frais de la compagnie Helvétique bien sûr... Nouvel envol pour Udaïpur... ça y est la vraie aventure commence. Un choc de beauté ce lac avec son palace des mille et une nuits au milieu. Ce soir on y annonce le mariage de la fille d'un riche industriel de Bombay, on n'est pas invité... Il est vrai que mon ami Mr Mittal a déjà marié sa fille à Versailles, lui. Udaïpur est une ville magnifique à l'extrémité Ouest du Rajasthan. La température est douce mais rien de trop dès le coucher du soleil.
Je ne connais pas de lieu aussi fou, ou alors à quelques Km de Marrakech... Vous voyez que tout se passe bien et, oh merveille, ce soir la valise est arrivée... Demain 7h de route pour Jodhpur au porte du désert. On commence à se mettre en prière. Ceux qui connaissent la conduite en Inde, savent pourquoi...! Donnez des nouvelles de la météo de Grenoble. Notre Mireille est-elle congelée? On vous embrasse Publié à 23:00, le 2 février 2012, Udaipur Mots clefs : C'EST REPARTI... !!
DU RAJASTHAN AU SRI LANKA! L'hiver revient à Grenoble, vite ... le Touk touk Christian...(toujours pas de monnaie pour le pourboire...) Un vol LYON --> ZURICH --> DELHI, Enfin, ce sera le SRI LANKA, Columbo - Kandi et... l'incontournable pour Elyette, les plages de Tangalle. A bientôt dans les palais de Udaipur ou Jaidpur et les rives du Gange
Publié à 21:30, le 31 janvier 2012, Grenoble Mots clefs : Fin du voyage 07 marsDernières valises, last sunset ( et dernier article) Faut-il conclure?, mettre un épilogue à ce voyage? Ce n'est pas mon truc. Ceux qui me connaissent vous diront que j'ai toujours eu horreur des restitutions lénifiantes ou des adieux sur un quai de gare. Alors on évitera de se répandre une nouvelle fois sur la beauté des lieux visités, la gentillesse des gens croisés ou le prix des cigarettes au Duty free... Ce fut un très très beau voyage, point ! La Birmanie a été notre cadeau, un bijou que l'on gardera en mémoire longtemps et que l'on ne peut que vous inciter à venir visiter au plus vite (sous quelques conditions tout même). Le Cambdoge encore meurtri et 17 jours pour tenter de comprendre l'horreur que ce peuple a vécu. Tout a été dit sur la Thaïlande. Donc pas de "happy end" et puis qu'aurions nous à vous raconter en rentrant...?? Merci à tous ceux qui nous ont fait des coucous tout au long de ces presque 2 mois, Nous nous précipitions chaque jour pour lire vos commentaires toujours sympa, amusés des plaisanteries de JP, et rassurés des bonnes nouvelles de la famille. Une mention spéciale à Mireille qui a courageusement gardé la maison et les animaux en étant toujours rassurante et nous épargnant les petites tracasseries qui ont du immanquablement se produire. Merci à Christian grand superviseur et "mondial assistance" quand il fallait. Et puis on n'oublie pas nos merveilleux équipiers Patrick et Monique avec qui nous avons partagé tant de bons moments durant une partie de ce voyage. Enfin, merci à ceux qui, silencieux, nous ont suivi. Le compteur (presque 550 contacts) nous a manifaisté leur présence. 18° vol Koh Lanta-->Kuala, 19° Kuala -->Londres. 20° Londres -->Lyon. OUF !!! Elyette et Pierre vous embrassent et à l'année prochaine au Galapagos ou à Vaulnavey le haut ... ou le bas, on hésite encore.
Publié à 23:58, le 5 mars 2011, Kuala Lumpur Mots clefs : K0 LANTA 4 marsKHO LANTA Sea Pearl, on ne s'en lassera jamais.... Vous l'auriez deviné on aime cet endroit. Mais ne vous méprenez pas, ces photos provocantes sont trompeuses. C'est un lieu rêvé non par un luxe 5* ou type Club Med et fêtes nocturnes sur le port (suivez mon regard...) En fait, vous ne trouvez pas ici tout ce que je déteste: plagistes, slalom entre serviettes, gamins braillards, vendeurs de chou chou;..chi chi, barraques à frites ou pire, glaïeul à l'arrière du bateau. J'arrête ! Retenez seulement cette adresse si vous voulez venir décompresser 2 semaines.Je vous organise ça pour moins de 1200€/pers (vol, logement, repas, massages compris...3 caramels donc...) hors ma commission et celle de notre amie Germano Française et accessoirement Anglo Germano... qui a découvert l'endroit (Bisous Maggy)
Grand jeu concours
Le jury s’est réuni en toute partialité et a décidé les gagnants suivants.
The Winers are......
Noms des gagnants Prix
Concours 3 questions : Audrey rattrapée par Thomas La tête du Roi
Condition : devrons habiter ensemble afin de mettre l’objet en bonne place sur la buffet de la salle à manger à coté de la gondole de Venise et de la Vierge de Lourde lumineuse
Prix du 500° Mary Statue de Bouddha
Remarque : le 500° ne s’est pas dévoilé. Seuls Mary 498° et Christian 507° l’ont fait. Mary est la plus proche.
Prix du meilleur driver Christian 10 L d'essence
Prix du gardiennage Mireille 1 bon pour ...Si on l’autorise à s’absenter…
Prix de l’humour Jean Pierre Rien
pour tester s’il en a vraiment….. En cas de protestions….1 grain de sel
Prix du meilleur équipier Monique Un cure dents
Prix de la fidélité Françoise Une baguette chinoise (2 trop facile)
Prix de la liaison téléphonique Maud Un bol de riz
Prix de Sihanoukville Denis un kg de sable de Sihanoukville
Prix de la gentillesse Catherine Un pin's Rotary
Prix de la meilleure voisine Annick S Une photo de la Pommeraie
Prix S.A.P. Jean Claude 1 caramel
A déduire des 3 nécessaires l’année prochaine
Prix des bonnes adresses Cécile 1 crêpe au sucre (citron avec supplément)
Prix du bon copain ex aequo : Alain et Bernard 1 Ferrero Rocher
Pour les réceptions de Mr l’Ambassadeur
enfin, Grand prix du silence des boules Quiès
ex aequo Nico, Xavier, les Jaux, le cap Bénat, Le pianiste de Venon et sa groupie, ..... (mais on les aime quand même)
Kapounka à tous Publié à 13:56, le 4 mars 2011, Ko Lanta Mots clefs : Cambodge FINPlus qu'une semaine Nous n’irons pas en Indonésie!
Un ultime moment au Cambodge au village flottant de ChongKneas (voir Album Photos) Etonnant ce village qui se déplace au gré des saisons et de la hauteur du lac. Chaque demeure est un radeau. Un plus gros, c'est un commerce ou l'église. Et plus gros encore, un vrai stade de basket.(don de la Corée du sud)
Ne vous y trompez pas, ici c'est la misère, une favela flottante.
Tout proche, dans une eau boueuse, au milieu d'immondices, on y péche de minables poissons mais qu'importe, il faut bien manger.
Les mauvaises prévisions météo sur Java et Bali nous obligent à modifier notre programme. On s’y attendait un peu après le cyclone sur l’Australie et les inondations aux Philippines. mais terminer par 7 jours de pluies équatoriales, Non !
Alors nous finirons par où nous avons commencé …Koh Lanta (une dernière fois, histoire de peaufiner le bronzage pour faire bisquer les copines…) …vive protestation dans mon dos en écrivant ça…
Ainsi nous serons proches de Kuala Lumpur pour le vol de Londres. Arrivée Grenoble le 8 mars (fin d’après midi gare routière, pour le Tuk Tuk Christian s’il a la gentillesse d'être libre et Mireille pour la cote à l’os, de préférence bleue, avec gratin Dauphinois.
Ne pas oublier un Château Jouvente…non, 2 ! )
Nous allons donc bientôt boucler ce blog rédigé sans prétention mais amusé et pationnant vous sachant derrière. S'il ne vous a diverti, vous avez eu la courtoisie d'adresser plein de messages rassurants et encourageants. Comme tous bons journaux Peoples, (vous savez, ceux que l’on n’achètent jamais mais qu’on lit chez le coiffeur..)nous vous offrons le supplément gratuit
GRAND JEU CONCOURS richement doté ...
![]() 1° PRIX
La tête du Roi Khmer Suriayavarnam II
(originale du 12° siècle, foi du vendeur)
Le vainqueur sera tiré au sort parmi les bonnes réponses aux 3 questions suivantes.Le règlement du concours a été déposé chez Maître ... huissier honoraire à Biviers France. 1° QUESTION (facile)
Quel est le prix en € d'une nuit dans une paillotte à Koh Lanta ?
2° QUESTION (un peu plus difficile)
Sur quel lac de Birmanie se trouve le pont U Bein long de 1km200 entièrement en teck.
3° Question (un peu plus cultureux...)
Quel nom porte ce temple du site d'Angkor?
Vos réponses sont à communiquer en commentaires sur le blog. Le cachet de la poste faisant foi. Attention rappel: le 500° contact sera aussi récompensé Merci Jacqueline et Alain, le fidèle Christian, la cigale de Provence. Et rien pour l'horrible flatteur anonyme (dévoilé...son humour légendaire est trop reconnaissable) On vous embrasse, lui aussi
Publié à 17:22, le 28 février 2011, Siem Reap Mots clefs : TEMPLES D'ANGKOR 26 février 2011Les temples d’Angkor, encore et encore…. !! (si je ne l’avais pas faite celle là, j’en connais qui m’en auraient voulu…)
Angkor : 7° ou 8° merveille du monde ? Avant d’écrire des bêtises j’ai consulté Wikipedia. En fait, à l’exception d’un classement de sites antiques : Les Jardins de Babylone, le Colosse de Rodhes, … d’autres plus modernes évoquent la Grande Muraille, la Baie d’Along ou Angkor
Restons sérieux ! 9h chaque matin, le gentil Sophear est là avec son sourire et son Tuk Tuk. C’est parti pour 5 à 6h dans ce site immense. Arrêt ici, pour l’imposant Angkor Wat, puis le Bayon. Là un temple au bout du chemin et un autre derrière. On escalade les pierres, on grimpe d’énormes marches d’escalier. Retour vers Sophear. 2 km plus loin, nouveau stop. Une chaleur étouffante monte au fil des heures, jamais autant bu d’eau, on aurait du se lever plus tôt ! Un pont de pierres, une porte et un nouveau monde pétrifié, figé par le temps qu’une végétation luxuriante mange inexorablement par les racines d’énormes fromagers. Et un autre et encore un autre… Angkor et encore…
Sans être un fan d’antiquités ou d’archéologie, je ne reste pas insensible en imaginant qu’une civilisation ait pu bâtir à partir du 9°siècle une cité de plus d’1 million d’habitants alors qu’à la même époque la ville de Londres n’en comptait que 500.000. Elyette me lit les rois, les dieux, l’histoire de ce peuple, le pourquoi d’un temple, le sens d’une sculpture. C’est son truc, moi j’écoute ou plutôt j’entends. Pourvu qu’il n’y ait pas d'interro écrite ce soir...
Bon! tout ceci est des plus intéressants mais je vous propose une petite pause.
Depuis 7 semaines je vous renvois des petits récits d'un voyage qui finalement ne méritent qu'un intérêt des plus limité (si si!) même si vous avez la gentillesse de ne pas le dire et d'être toujours là (455 contacts) par vos commentaires sympas mais certainement fatigués
Alors ce soir je vais couper un temps la liaison. Mettre un petit voile d'intimité entre nous parce que ce soir 26 février n'est pas un jour comme les autres. Une bonne table au "Malraux" le meilleur resto du coin, une bonne bouteille de Bordeaux Côte de Blaye faute de mieux. Santé à tous, on se retrouvera pour célébrer ça comme il se doit..
merci Huguette et Denis, (Patrick pas compris)..., merci Jean Pierre , je ne fume plus que des cigares "Past Président" pas donnés mais quand on aime... et merci aussi à Monique. "C'est fou" comme vous nous manquez.. et merci Maud, le conseil était de première. On a adoré même avec les 2 fois 35 km de tuk tuk. Publié à 23:56, le 25 février 2011, Angkor Vat Mots clefs : Phnom Penh ---> Siem Reap 23 févrierPhnom Penh à Siem Reap (Angkor) 6h de bus… Direction le Nord du Cambodge à
travers les plaines d'alluvions du Mékong écrasées de soleil. De nouveau en bus, meilleur celui là mais 6 heures quand même…Il ne doit pas faire loin de 40° à l’ombre, tout les voyeurs somnolent, Elyette ne tourne plus les pages de son bouquin, elle doit certainement réfléchir…
Nous traversons de charmants villages paysans faits de très jolies maisons en bois sur pilotis abritées de bananiers et palmiers, la meule de foin à coté de la mare aux canards.
Les écoliers, tous en jupes ou shorts bleus et chemises blanches rentrent de l’école. Il est 11H, l’école commence très tôt, la chaleur sans doute.
![]() Encore 210 km…c’est long !
Des pays traversés d’Asie du Sud Est, le Cambodge est assurément le plus pauvre. Une pauvreté dérangeante en ville. Les enfants d’à peine 5 ans mendient dans les rues et veulent vous vendre cartes postales, livres ou un paquet de cigarettes « Alain Delon ». Et oui ! notre « vieux premier » fait du fric ici avec son nom. Près de minuit lorsque nous observons ces mômes, on ne se fait pas d’illusions de savoir où ces gamins dormiront cette nuit.
Les petits métiers fleurissent partout, la confection est à coup sûr la principale, voire seule activité du pays. Toutes les grandes marques occidentales sont étalées dans les vieux marchés couverts. Pas de contre façon, non !! ...ce sont les mal façons ou tombées du camion.
Chose surprenante, le téléphone portable omni présent est utilisé ici pour un oui ou pour un non. Vous attendez sur un trottoir qu’on vienne vous chercher, un Tuk Tuk vous proposera d’appeler votre retardataire. Vous ne le connaissez pas, lui si. Les téléphones shops fleurissent. L’Iphone 3G à 240$ (moins de 200€ contre 420 en France, on est vraiment des gogos).Vu la consommation qu’on en fait dans la famille je devrais en acheter un pack de 10…
Enfin Siem Reap. Sortie du bus comme des zombies, 200 tuk tuk hurlent pour vous conduire à votre hôtel pour 1$. Un type avec un badge les fait fuir, il vous explique que c'est lui et pas un autre...d'ailleurs il a vos bagages, alors exécution c'est 2$ !
C'est parti pour Ankoriana Hôtel, une bonne adresse de Cécile. La patronne reconnait les 2 têtes blondes que je lui montre sur l'ordi, on a la meilleure chambre balcon sur piscine... Merci Cécile.
Demain nous attaquons les temples d'Angkor. Tout est organisé, tuk tuk et badge 3 jours... "on va manger des vieux cailloux" comme dirait un bon copain champenois nouvellement Marocanisé.
Merci à Catherine ( une grande fidèle), Maud (bien ton conseil mais 80 km A/R en tuk tuk, on va voir pour changer de moyen de transport) les Chatons...enfin! et une mention pour Fafou et Arlette dont nous venons seulement de voir leur message du 6 février. Désolé. Mais le commentaire fait plaisir venant d'un grand spécialiste de l'Asie, merci à vous deux.Non Mr le professeur, Pnom Penh est la capitale et Sihanouk ville est une autre ville à l'extrème sud du Cambodge. Publié à 13:39, le 24 février 2011, Siem Reap Mots clefs : SIHANOUKVILLE le 22 févrierRelâche à Sihanoukville "Nous vivons d'économie et de privation" comme aime à le dire, non sans ironie, une amie Grenobloise... C'est pourquoi nous avons trouvé cette petite maison d'hôtes pour Routards du 16° et posé nos valises pour quelques jours. Afin de nous épargner sarcasmes et quolibets, la rédaction du blog a décidé de se censurer et faire relâche de tous commentaires. Seulement quelques photos à peine provocatrices, Merci Mary de ces nouvelles rassurantes (voitures en état...incroyable! et le portail aussi...?
Publié à 21:59, le 21 février 2011, Sihanoukville Mots clefs : PHNOM PENH 19 FévrierLE STEAK FRITES DE PHNOM PENH,
Je vous avais préparé un texte bien étayé sur le Cambodge, sa culture, son art Khmer et les événements du sanguinaire Pol Pot.
Mais finalement, je préfère vous parler de notre fabuleux steak frites d’hier soir et son sublime carafon de vin rouge, laissant à Mr Wikipédia le soin de faire son boulot.
Dans un voyage comme celui-ci, il arrive toujours des moments insolites ou inattendus. Hier soir ce fut le restaurant « du bon coin » son steak frites en effet (un mois de fried rice ou noodle…) mais surtout la rencontre avec un prof de math du lycée Français de Phnom Penh. Un baroudeur qui a fait le tour du monde et "heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage et s’est retourné plein d'usage et raison… " chercher une jeune et belle asiatique en guise de future retraite complémentaire…
Echanges de conseils, d’astuces, d’adresses et
surtout le contact avec son copain guide Tuk Tuk aux temples d’Andkor. Nous y serons dans une semaine. Et puis, un bonheur n’arrive jamais seul et Monique n’étant plus là, je peux enfin faire ce que je veux avec un cure-dents, demander l’âge d'une jeune guide sans me faire rabrouer ou, s’il était encore là, montrer des jolies filles à Patrick… « c’est fou !… »
Un mot quand même de cette tragédie Khmers Rouges fin des années 70 dont les stigmates sont toujours visibles : pauvreté, mendicité dans la capitale et un taux de croissance en panne ou très en retard par rapport à ses voisins. Les massacres, 2 millions de morts sur une population de 12, ont jeté à la rue des milliers d’orphelins que des ONG suivent maintenant. De très nombreux restaurants, boutiques, Guesthouse solidaires, financent ces orphelinats. "le musée nationale et ses scultures Khmers du 6°siecles"
![]() Après 2 petites journées à Phnom Phen, j’écris ce texte dans le bus « Mékong Express » un pullman bien fatigué, en direction de Sianoukville, le St Tropez local au bord du golf du Siam et a quelques encablures de la merveilleuse ile de Phu Quoc au Vietnam dont nous avions tant aimé la douceur, son coté paradisiaque et ses eaux turquoises à 30°. Maintenant qu’on a pu débrancher les piles Duracel de Monique, on a besoin d’un peu de fareniente. « On vous embrasse, vous nous manquez quand même, avec ou sans cure-dents ».
Merci de vos messages, Annick S, Annick S (j’ai eu 2 fois ton message) Pierre C. Jacqueline et Pierre’s one and favourite President… et Mary de tes infos.
Encore frustré de n'avoir pu mettre plusieurs photos en Birmanie, j'en ajoute quelques unes au texte et surtout, en mets dans la rubrique à gauche Album photos (et non "mes Albums") Publié à 18:10, le 19 février 2011, Phnom Penh Mots clefs : LAC INLE 2Deux semaines hors du temps
Lorsque vous lirez ce récit pré écrit au bord du Lac Inle , soit j’aurai trouvé un moyen de passer ce texte soit nous aurons quitté la Birmanie abandonnant tout espoir de trouver une connexion internet correcte et sans crainte d’avoir en permanence quelqu’un derrière nous, voulant savoir si tout va bien et insistant suffisamment pour observer ce que vous écrivez. Qui est-il vraiment ? vous ne savez pas, tout comme vos chauffeurs ou vos guides. Mais on évoquera cet aspect plus loin. Donc, dans un minuscule bouiboui vous êtes là, bras croisés devant votre écran les yeux rivés sur la petite barre verte qui n’avance jamais « Revenez ce soir, peut être que ça marchera… »
Le pays est donc totalement fermé à tous
contacts extérieurs, journaux, TV, téléphone… à l’exception d’un hôtel de Yangon qui diffusait TV Aljezheera. Ce fut mon dernier article alors que nous apprenions ce soir là que des incidents se produisaient sur la frontière Thaïlande / Cambodge. Inquiétude pour la suite du voyage! Le seul journal national Birman, 2 feuilles en noir et blanc, reprend en titre l’inauguration d’un pont et diverses célébrations d’officiels visitant un monastère . Pas une ligne sur les événements d’Egypte et Tunisie et rien non plus sur Ségolène Royal... Dingue ! Hier, petit miracle, 10 lignes sont passées sur le blog : l’article « Tout va bien ! »
Dans les halls d’hôtel, la même litanie : « Et vous, vous avez pu lire vos mails ? Non ! nous non plus ! Vous avez pu téléphoner ? Non !, nous non plus…!!!»Quel est notre ressenti dans ce pays coupé du monde ?
Le sentiment de vivre un moment exceptionnel. D’abord les clichés. Une police et des militaires quasi invisibles mais en permanence des questionnements aux aéroports (nous avons pris 4 vols intérieurs), aux hôtels, à l’entrée des sites importants… passeport, adresse de votre hôtel votre pays d’origine. Tout cela noté dans de grands cahiers un peu crasseux. Le Routard nous avait prévenu, vous ne vous rendrez compte de pas grand-chose mais sachez qu’à un moment ou un autre vous serrez suivi.
Alors oui, on repense à l’attitudes de nos chauffeurs ou de nos guides qui nous posaient questions mais franchement cela ne nous a ni empêché ni traumatisé. Une seule règle, pas un mot sur le régime ou la politique, aucune question dérangeante.
Mais tournons cette page, il y a tant de beautés à décrire, tant de surprises d’émerveillements et de moments inoubliables. Pas une journée sans être totalement ébahi et sous le charme. Une atmosphère, des paysages et des couleurs, dans une ambiance de gentillesse et d’hospitalité sans défaut. Le touriste est une curiosité que les Birmans abordent plein d’innocence et de naïveté. Certes aux abords des grands sites les « marchands du temple » ont compris qu’un touriste est une tirelire ambulante et qu’un petit pourboire peut représenter 2 ou 3 jours de travail. Mais le pays s’ouvre doucement au tourisme et tout reste bon enfant. Nous fuyons les restaurants d’état où les guides veulent nous emmener pour des petits bistros de rue ou de campagne où la patronne nous accueille en changeant vite la toile cirée et les serviettes en papiers wc par une belle nappe et serviettes en tissu. Elle restera dernière nous le temps d'éclater de rire en observant nos visages devant un curry bien spicy en bouche… Nous échappons aussi à nos chauffeurs pour prendre parfois des transports locaux…. Vraiment locaux ! Carrioles à cheval, barques ou genre tuck tuck, Comment vous décrire l’ambiance dans ce vieux taxi pickup bringuebalant et bondé, moi debout sur le marche pied et nous 4 d’entonner « étoile des neige ». La vingtaine de passagers comprimés comme des sardines éclate de rire et essaye de reprendre le refrain. Un grand moment.
J’ai souvent parlé de la gentillesse des Thaïs ou des Vietnamiens. La différence est grande car ici, ils n’ont encore aucun sens mercantile. Ce sont des sourires gratuits et sincères. En vous croisant, ils vous regardent, attendant un signe qu’ils vous rendent par un sourire jusqu’aux oreilles, heureux et fier de cette rencontre. Comment ne pas être touché par ces gens prenant des photos en famille en vous demandant de poser au milieu d’eux ?
Hors des villes, le temps s’est arrêté. Quelques vieux tracteurs chinois pétaradants, (ils les appellent des « un an », après ils sont en panne) sont les seuls moyens mécaniques. Les attelages de buffles pour labourer, la serpe et le fléau pour moissonner nous ramènent deux siècles en arrière.
Les temples, les stupas et Bouddha.
![]() Où que votre regard se pose, une pagode scintillera au soleil du soir dans un champ, une colline ou une rue. Sur le site de Bagan c’est plus de 2000 qui s’offrent à nous à perte de vue sur une plaine de quelques km. Le spectacle est féerique, des images inoubliables. Sous des figurines plus ou moins quitch, Bouddha trône au travers de milliers, sans doute de millions de représentations pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres. Les pratiquants viennent y coller des feuilles d’or afin d’attirer ses faveurs. Nous avons visité la fabrique de feuilles et nous nous sommes joint aux fidèles venus coller l’or sur Bouddha. La religion est partout au travers des moines (Bonzes) omni présents dans la vie quotidienne. Toute la matinée, ils se présentent aux portes des maisons pour collecter leur nourriture. Tout le monde s’empresse. Monique a bien trouvé un bar n’ayant pas donné. Honni, ils n’aura jamais notre clientèle…
Nous avons eu la chance de tomber un jour de noviciat à Bagan, jour de l’année où des enfants entre 4 et 8 ans entrent au monastère. C’est leur unique chance d’être scolarisé. Ce moment réunit tout le village au travers de défilés aussi bruyant que colorés et l’occasion d’une fête de 2 jours payée principalement par un généreux donateur, lui-même père d’un futur moine et surtout, riche, très riche habitant mettant sa famille en tête du défilé dans ses plus beaux apparats, montrant ainsi sa grande générosité. Après les repas de près de 2000 invités, les jeunes moines sont rasés et entre au monastère.
Le lac Inle en bouquet final
![]() Une dernière étape d’enchantement. Une heure de pirogue, unique moyen de transport pour rejoindre notre hôtel sur pilotis. Un paysage à couper le souffle, que des villages sur l’eau et des jardins flottants… non je n’ai pas fumé de l’herbe, je dis bien flottants. Des grandes plaques de terre de 4 à 5 m de large sur des kilomètres cotes à cotes et fixées sur l’eau par des perches de bambou. Le lac est profond que de quelques mètres. C’est le verger de la Birmanie. Près de 20% des légumes et fleurs du pays y sont cultivés. Ce lieu est un enchantement.
Je pense avoir beaucoup usé de superlatifs pour décrire la Birmanie mais je crois vraiment que ce pays, ces paysages, sa culture et surtout ses habitants méritent bien cela. Encore sous le charme d’un grand moment, notre équipe se sépare.
Nous poursuivrons seuls vers Phom Penh et l’Indonésie ensuite.
Patrick et Monique auront été de formidables compagnons de route. Patrick d’humeur toujours égal et toujours partant. Monique s’émerveillant de tout « c’est fou !»… et très émue devant « ces pauvres petits moines qui ne vont pas dormir ce soir chez Papa Maman»
La bon humeur du groupe et nos grands fou-rires nous manqueront.
A plus tard. Merci les filles de vos nouvelles. Si vous savez quelque chose sur les incidents au Cambodge, nous informer. Françoise, c'était effectivement un clin d'oeil, très heureux pour vous Catherine et Thierry que tout se passe finalement bien.
Maud, gros bisous à Mireille. Publié à 16:52, le 14 février 2011, lac Inle Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante } |
Qui suis-je ?Qui suis-je ? Mon itinéraire Livre d'or Archives Amis Album photos Mes albumsOù suis-je actuellement ?RubriquesDerniers articles17 février et finMercredi 15 fév. Arrivée SRI LANKA Le chemin du paradis, 8 février Dimanche 05 février 1° ETAPE 1-2 Février C'EST REPARTI... !! Fin du voyage 07 mars K0 LANTA 4 mars Cambodge FIN Sites favorisAmis |